Description: Ce joli coquillage blanc (cypraea moneta ou cypraea annulus) est aujourd'hui bien répandu mais son empreinte est particulièrement forte sur le continent africain. Il est longtemps resté symbole de richesse et de puissance. Son nom vient du mot sanskrit Kaparda, transformé ensuite par les anglais pour devenir cowri ou cauri. Son bel aspect brillant, uniforme, et aussi le fait qu'on pouvait trouver ce petit coquillage en abondance lui a permis de devenir un outil de transaction, une sorte de monnaie d'échange.
Propriétés: On a d'abord trouvé dans des tombes préhistoriques, des cypraea, déjà utilisés pour leur pouvoir mystique ( porte-bonheur ou talisman). En Afrique, la cauri est aussi encore associée à la fertilité, symbole de fécondité féminine. Vu de face, elle représenterait l'appareil génital féminin, et vu de dos, elle évoquerait le ventre d'une femme enceinte.
Localisation: D'abord importé des îles Maldives, On trouve les cauris essentiellement dans les eaux chaude de l'océan Pacifique et l'océan Indien. Elles seraient venues sur les côtes orientales africaines via les marins arabes au xème siècle.
Utilisation: Longtemps utilisée comme monnaie en Chine (la plus ancienne des monnaies connues, env.13 siècles avant J-C), elle est ensuite devenue monnaie d'échange dans une grande partie de l'Afrique. Durant des siècles, ces précieux coquillages ont servi de talismans, de monnaies, de parures symboles de richesses, de décorations... aujourd'hui encore ils sont utilisés dans la pratique de la géomancie, l'art de lire l'avenir en jetant de la terre et des cauris sur le sol.
Pour aller plus loin: La cauri a surtout été utilisé comme une " Porcelaine-monnaie", voici quelques chiffres pour vous donner une idée de sa valeur:
En Ouganda en (fin du 19ème Siècle), une vache valait 1500 Porcelaines, une chèvre en valait 500, un poulet équivalait à 25 unités.
A Zinder (ou Danagaram, du Niger), les commerce des esclaves était bien présent; un homme adulte valait 20.000 cauris, une femme adulte en valait 30.000, un jeune esclave équivalait à 1.200 cauris, et enfin, un kétarachimgué (ou "passe par dessus la haie"), ne dépassait pas les 800 cauris, car ces jeunes esclaves ne voulaient pas se soumettre et ils étaient capable de fuite. Ils restaient donc chaînes aux pieds tout le temps.
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